Assemblée générale FNAUT P-C 2004

Nous remercions Monsieur le Maire d’Angoulême, pour la location de la salle.

Nous remercions toutes les personnes présentes, notamment Messieurs les Députés Jean-Claude Viollet et Jérôme Lambert ainsi que les Candidats à l’élection régionale et aux syndicats de cheminots.

Une minute de silence en mémoire de nos voisins et amis Espagnols, usagers des transports a été respectée.

C’est la 1ère année que l’Assemblée quitte Poitiers pour tourner dans les autres départements. La ligne Royan-Saintes-Cognac-Angoulême est la première a avoir eu un Comité de ligne, mis en place en 2002 par la Région, autorité organisatrice. Nous y siégeons. C’est donc tout naturellement que, cette année nous tenons notre A.G à Angoulême.
Notre constat : il est très difficile de se déplacer en transport collectif dans le Poitou-Charentes, en dehors de la Capitale Régionale surtout le Week-end. Ainsi nos amis de la Charente-Maritime et du Sud Deux-Sèvres ont dû passer par Poitiers pour arriver à Angoulême et payer 2 réservations de TGV. Concernant le Nord-Deux Sèvres, ceux-ci ont eu le choix entre un car avec une attente de correspondance de 55 minutes ou un car arrivant 6 minutes après le départ du train vers Bordeaux (les correspondances étant étudiées pour la direction de Paris). D’autres n’ont même pas de train le samedi.

Il est rappelé qu’avec nos nouveaux statuts les associations FNAUT sont membres de droit et disposent de 10 mandats. Les associations membres disposent d’un mandat par tranche de 5 adhérents.

Le quorum est atteint 34 mandats représentés sur 65 mandats.

Ordre du jour :

Le règlement intérieur en conformité avec la Charte de la FNAUT est adopté à l’unanimité.
Les rapports : Moral, activité et financier ont été adoptés à l’unanimité.
Le montant de la cotisation à 13 € est adopté à l’unanimité.

Nous avons donné des informations sur :

Les différents retranchements de la ligne Cholet-Poitiers pour lesquels nous esterons soit au Tribunal Administratif soit en Conseil d’Etat suivant le département ou les départements en cause.

Les cars EFFIA dans la Région Pays de Loire, sur la ligne La Rochelle-La Roche/sur Yon/ Fontenay le Comte, n’appliquent pas les réductions accordées aux voyageurs SNCF, c’est ainsi que les voyageurs familles nombreuses, cartes jeunes ou seniors etc… se voient demander d’acquitter un plein tarif. C’est parce que la Région a sous traité une partie de ses transports en car sans convention. Il est rappelé qu’en Deux-Sèvres les tarifications de réductions ne s’appliquent qu’aux voyageurs en transit.

L’augmentation des péages à partir du 6 janvier 2004 concernant les TER : en heures creuses, heures normales, et heures de pointe (hors taxe). Allant de 1,55 € à 4,97 € pour passer à 14,30 € en heure de pointe au km et par sillon. Egalement en droit de réservation des arrêts en gare à partir du 6 janvier en heure creuse de 0h31 à 4h30, 0 € en heures normales 5,5 € en heures de pointe à 21,20 €. En janvier 2005 les heures de pointe passant à 24,35 €

Pendant ce temps le projet de suivre les camions avec satellite pour faire payer les km parcourus sur les routes est abandonné. Il est rappelé qu’actuellement le coût du fret routier est de 1 € du km/tonne et celui du ferroviaire de 350 à 500 € tonne, et qu’il faut 700 km au ferroviaire pour amortir la différence. Avec cette augmentation, l’écart va se creuser davantage. Les camions pourront passer de 40 T à 44 T usant encore davantage nos routes non payées par les camions en transit. Et faudra-t-il faire davantage de routes pour accueillir l’augmentation du fret routier. Se pose la question du développement durable ?

Les inquiétudes sur les investissements ferroviaires. On constate la dégradation de l’entretien du réseau ferroviaire résultant du manque de moyen dont disposent la SNCF et RFF. Depuis des décennies, seulement la moitié des lignes font l’objet de travaux de régénération. Désormais, le vieillissement est tel que la SNCF doit renforcer la surveillance et multiplier les ralentissements aux points délicats. La SNCF avance le chiffre de 1.000 km de ralentissements à installer en 2004.
Nous apprenions au débat des Comités de lignes que les lignes Angoulême–Saintes et Angoulême-Limoges étaient concernées par les ralentissements.
Pendant ce temps les allongements de concessions pour les autoroutes ont réduit leurs dettes et font dire qu’elles sont rentables et font du bénéfice.
Concernant le merroutage Bernard Plichard nous indique que Dunkerque vient de perdre 25% de son trafic. La CNC vient de fermer sa ligne de conteneurs pour l’Angleterre.

Les Comités de ligne se heurtent à des obstacles :

  • De voies uniques avec un manque de points de croisements, qui ont existé mais ont été supprimés. Un vient d’être crée sur la ligne Niort-Saintes à Beauvoir, il en faudrait bien d’autres.
  • Voies anciennes pas modernisées et non entretenues
  • Manque de sillons sur la ligne classique où les TER sont en concurrences avec les 12 TGV directs Bordeaux-Paris et les 14 Paris-Bordeaux. Soit un total de 26 TGV dans les 2 sens par jour qui auront leur place sur la LGV SEA.

Pour les Angoumoisins la LGV permettrait que leur TER Bordeaux-Angoulême de 17h38 ne soit plus en sur-stationnement de 15 minutes à Coutras, ni les TER : Angoulême-Poitiers : de 6h02 de 9 minutes à Ruffec et celui du dimanche à 15h47.
Lorsque cette LGV sera faite, ils gagneront 25 minutes sur la relation Paris-Angoulême et mettront en TGV 30 minutes pour se rendre à Bordeaux et 25 minutes pour se rendre à Poitiers.

Monsieur Marcel Tirilly le représentant au Comité de ligne nous indique que la dernière réunion du Comité a eu lieu le 9 mars, ils ont été informés que le Comité était élargi à Saintes-Niort. Il aimerait être contacté par des usagers pour connaître leurs attentes. Pas de décision prise à ce dernier Comité ; la Région attend le chiffrage de la SNCF. La prochaine réunion doit intervenir avant la fin juin pour prendre une décision sur les améliorations. Les Syndicats de cheminots ont fait des propositions sur les horaires qu’ils ont remises en région.

Les retards sur le TER au départ de Saintes à 7 h 47 avec une arrivée prévue à 8h44 à Angoulême, ne sont toujours pas résolus. Les retards varient de 1h30 à 20 minutes. Les voyageurs manquent leurs correspondances et les abonnés domicile-travail arrivent presque quotidiennement en retard à leur travail. Ils abandonnent le train pour faire le parcours en voiture. Les voyageurs demandent à la SNCF de rembourser une partie de l’abonnement. Un usager nous informe qu’un TER est tombé en panne de carburant à Jarnac.

Le Comité de ligne ainsi que le Comité Régional des Partenaires du Transport Public doivent intervenir rapidement.

A propos de l’augmentation des péages à RFF. Nous avons informé les élus régionaux de cette augmentation. Les Régions seront indemnisées par l’Etat sur la base de l’offre de 2003. Des interrogations existent sur le financement des améliorations créées en 2004. Nous leur avons adressé également un questionnaire.

Nous avons appris qu’un questionnaire avait été adressé aux habitants de la région pour la liste « La Dynamique Régionale » qu’un projet complet avait été distribué dans les boîtes aux lettres par la liste « De Nouvelles chances pour la région » mais nous nous posons la question « qui a reçu ce questionnaire et le projet ? »

Compte rendu de la consultation des candidats à l’élection régionale sur les problèmes de transports : Nous sommes au regret d’informer les usagers des transports que les candidats responsables de liste ne nous ont pas répondu à ce jour.

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