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Assemblée générale FNAUT P-C 2002

AUTC fait des propositions pour une alternative au « tout route »

Actuellement l’autoroute des estuaires est programmée de Copenhague, d’Allemagne jusqu’en Espagne, voir éventuellement au Maroc. La Mer du Nord est saturée ; comme le transport routier ne paye pas son coût, les entreprises jouent au flux tendu, et délocalisent sur des pays où la main-d’oeuvre est sous payée. Alors une partie du flux maritime, passera sur les routes. Bien entendu sur le Poitou-Charentes.

Pendant ce temps, la SNCF qui avait pris la décision de supprimer les arrêts des trains de nuit entre 0h30 et 5 h30 sur la ligne Nantes-Bordeaux l’an dernier, a poursuivi sa lancée en voulant supprimer ceux de jour ; c’est ainsi que les arrêts de Luçon, Pons, Montendre, Jonzac, Beillant et Châtelaillon ne devaient plus être desservis sur ce trajet. La raison ? La SNCF veut sur sa ligne désuète où la vitesse ne dépasse pas les 90Km/H concurrencer la nouvelle autoroute de Nantes à Bordeaux. C’est ainsi que l’Association des Usagers du Rail en Aunis s’est constituée en octobre pour la Charente-Maritime. Elle a mené une action consistant à bloquer les trains, les samedis de novembre pour montrer à la SNCF sa détermination à garder son transport, nous lui avons apporté notre soutien, les élus les ont suivis. Et fin novembre c’était l’Association d’Usagers pour la défense du Service Public du Pays de Luçon qui démarrait l’action en bloquant tous les jours le train qui ne devait pas s’arrêter, là c’est AUT 85 qui leur apporta son appui. La SNCF a dû reculer face à la détermination des voyageurs.

Les Élus les ont soutenus, bien que certains de la Région nous disent vouloir défendre cette ligne, nous apprenions en forum qu’il ne faut pas que les trains s’arrêtent tous les 50 km, et par la Vie du Rail du 28 novembre c’est le Président de la Commission transport qui déclare  » comprendre la décision de Grandes Lignes et ne pas être contre sur le fond, pour être concurrentiel par rapport à la route ». Les élus n’arrêtent pas de plaider pour les routes, et freinent par tous les moyens sur le ferroviaire. A la veille de la Régionalisation pestent-ils :  » c’est vrai ! Mais cela s’est préparé avant « . Nous avons appris que c’est à la demande de La région Pays de Loire que le projet a été reculé pour mettre en place une substitution.

Les liaisons Ouest-Est doivent être améliorées, pour un véritable désenclavement vers l’Est. Cela doit se traduire par un avancement significatif des deux axes de la Route Centre Europe Atlantique, et par la mise en place d’un corridor ferroviaire transversal ( que nous pouvons lire page 25 dans le projet ferroviaire ). Or, il se trouve que lors de la réunion des Assises ferroviaires qui s’est tenue le 14 juin 2001 à Thouars, le Président de Région a coupé l’élan des utopistes qui envisageaient déjà le rétablissement de la liaison Parthenay-Poitiers en autorail ou même Thouars-Niort. Faut pas rêver a-t-il dit ! !

La Route Centre Europe Atlantique avec sa branche Nord ( Nantes-Poitiers-Limoges ) et sa branche Sud (Saintes-Angoulême-Limoges ) ne sont pas faite pour améliorer la circulation en Poitou-Charentes, mais pour « obtenir une colonne vertébrale ouest-est et connectée l’axe Copenhague-Barcelone via Limoges-Lyon se prolongeant vers Trieste  » et d’alléger le périphérique de la région parisienne qui sature.

Nous constatons que le prix de la A831, est évalué à 2,9 milliards de francs. Alors que l’estimation du prix de la modernisation de la ligne Caen-Nantes-Bordeaux-Hendaye s’élève à 2 milliards de francs,  » environ 500 millions ( 76 millions d’€uros ) pour l’électrification de St-Lô – Dol (119km) et 1,5 milliard ( 305 millions d’€ ) de la Roche-sur-Yon à Bordeaux, où elle rejoindra la LGV du TGV Sud Europe Atlantique.

Nous, nous disons que la ligne ferroviaire Nantes-St Pierre des Corps- Lyon existe. C’est une ligne qui s’est modernisée, et la fin de sa modernisation est programmée.

De plus, vu l’ampleur du trafic routier nous demandons la réouverture de Chôlet-Poitiers. Ainsi, les travaux entrepris pour la modernisation de Poitiers-Limoges seraient rentabilisées, en faisant Nantes-Poitiers-Limoges et les travaux routiers n’auraient plus l’importance qu’ils ont aujourd’hui.

Loin d’être entendus, une rocade à l’ouest de Parthenay intercepte la ligne ferroviaire. Alors que nous avions demandé au Préfet et à la Région de ne pas hypothéquer l’avenir de cette ligne. Nous n’avons pas reçu de réponse à ce jour.

La Région Pays de Loire, elle, fait le maximum pour obtenir la réouverture de la ligne ferroviaire Fontenay-Le-Comte – Niort. Cette ligne a été fermée en 1969, mise sur route, les embouteillages, font que les personnes manquent leurs correspondances ou arrivent en retard à leur travail. C’est ainsi que sur 10 personnes qui prennent le train, lorsque celui ci se transforme en car, il ne reste plus que 2 voyageurs. Là, les voyageurs s’aperçoivent que le train est plus performant que la route.

En Région Poitou-Charentes, où il ne faut pas trop rêver dans un projet ferroviaire raisonnable et réaliste, nous constatons sur la ligne Poitiers-Niort-La Rochelle et sur la ligne Tours-Poitiers-Angoulême-Bordeaux qu’en ce qui concerne le transport rural, la région sous-entend la possibilité de le basculer sur la route.

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